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2 articles avec vieilles pierres - balades - histoire - patrimoine

Mégalithes : allée couverte du Hameau de la Forge à Bretteville-en-Saire (50)

Publié le par Wolfshade de Kadath

 

En ce samedi de pâques 23 avril, le temps était beau et chaud, le ciel très bleu et sans nuages. En Nord Cotentin, le ciel souvent très changeant, peut devenir très bleu. Ne croyez pas qu'il pleut tout le temps en Normandie, c'est même plutôt sec en ce moment, bien trop sec pour la végétation. Et donc par ce beau week-end, je suis venue faire un petite visite dans la famille et revoir l'allée couverte.

Située près de la D320 entre Tourlaville et Saint Pierre Eglise, cette allée couverte est une sépulture qui date du néolithique (au moins 4000 ans). Bien qu'aucun ossement n'y ait été découvert, il s'agit vraisemblablement d'une sépulture.

Elle mesure environ 17 mètres de long , 1 mètre de large et de haut.

Le monument est orienté Nord-Ouest.

 

Allée couverte Bretteville

  

 

Décrite pour la première fois en 1833 par Ragonde, ce monument fut dénommé "Cist Vean", terme breton s'appliquant aux pierres branlantes.

Il fut classé dès 1862 et faillit bien disparaitre en 1905, en effet il avait commencé à être débité. Avoir traversé tant de siècles pour finir comme ça ! Non ce n'est pas possible ! Heureusement les profanateurs de ce monument n'ont pas réussi, trop compliqué et manque de moyens pour y parvenir sans doute.

Les pierres qui la constituent sont pour la majeure partie une roche locale, un conglomérat triasique ressemblant à du béton et une seule dalle en granit qui vient de plus loin (comment faisaient-ils à l'époque pour transporter de si lourdes pierres ?), dalle qui n'est pas complète. Elle a été en partie débitée. La légende dit que les pierres auraient été transportées par les fées.  Oui, certainement.  A l'époque elles devaient encore exister.  Et des nains gardaient un trésor....

 

Allée couverte Bretteville 3

 

Allée couverte Brettevile 8

 (roches de conglomérat triasique)

 

 

Des fouilles ont été entreprises entre 1969 et 1974 et ont permis la découverte de vases en poterie du néolithique, d'armes en silex poli dont une hache en pierre polie. Ces objets sont exposés au Museum d'ethnographie, d'histoire naturelle et d'archéologie de Cherbourg, Parc Emmanuel Liais.

Malheureusement l'emplacement de ce monument n'est pas très bien entretenu. Comme un peu partout les "touristes" et autres promeneurs sont peu scrupuleux et laissent les emballages de leur pique-nique ou leurs mouchoirs en papier malgré une poubelle mise à disposition (mais pas souvent vidée il me semble). Pourtant rien n'empêche les gens de remporter leurs déchets dans leur poubelle motorisée puisqu'ils sont venus avec !   La preuve :

 

Allée couverte Bretteville 4

 

 

  Dans son ensemble avec la grosse dalle de granit à la tête :

 

Allée couverte Bretteville 5

 

La dalle de granit cassée portant des traces de minages :

 

Allée couverte Bretteville 6

 

L'intérieur  de l'allée  :

 

Allée couverte Bretteville 7

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Les mégalithes de Saint Just (35)

Publié le par Wolfshade de Kadath

 

 

 

LES MEGALITHES DE SAINT-JUST

LANDES DE LA GREE DE COJOUX ET DE TREAL , OU PAYS POURPRE, EN ILLE-ET-VILAINE

 

Le site mégalithique, de Saint-Just (35) en pays de Redon, n’est pas aussi médiatique que celui de Carnac dans le Morbihan. Cependant il est l’un des plus importants sites français et européens par la diversité de ses monuments. Le village de Saint-Just est proche de l’axe Rennes-Redon (D 177). L’accès au site, côté ouest du bourg, est libre et gratuit toute l’année, avec des sentiers pédestres balisés.

Les menhirs et allées couvertes qu’on y découvre sont disposés sur une lande appelée « Landes de la Grée Cojoux » dont le sol est constitué de schiste mauve, de grès rose et de conglomérats de poudinge de l’ère tertiaire. Une carrière voisine est actuellement exploitée pour en extraire ce schiste rouge/mauve très recherché dans la construction et la décoration paysagère pour sa couleur unique.

Ce terrain constitué de roches drainantes donne un sol acide et impropre à la culture, sauf pour le sarrasin qui accepte les sols très pauvres. Avant 1960 ces landes étaient utilisées en pâturages pour le bétail et pour l’extraction de sa roche. C’est pourquoi on y trouve de nombreuses mares non naturelles, pleines d’eau l’hiver et asséchées en été. La terre est spongieuse l’hiver, très sèche l’été.

Une grande variété de végétaux de terre acide pousse ici. Les couleurs de la lande changent au fil des saisons selon les plantes présentes. Des mauves et des violets pour les bruyères et l’orpin d’Angleterre, du jaune pour les ajoncs et les genêts, du blanc pour les hélianthèmes en ombelle et les asphodèles, et plein de petites plantes rases. Chaque saison apporte un nouvel aspect au paysage, qui est un régal pour les yeux. A noter qu’il est interdit de prélever des végétaux sur le site afin de le préserver, d’autant plus qu’il a été plusieurs fois victime d’incendies (accidentels ou pas). Le site est classé comme espace naturel protégé. Ces landes abritent quantité de petits animaux sauvages, mammifères, oiseaux, insectes, qui y trouvent nourriture et refuge. Raison de plus pour protéger cet endroit magnifique.

Afin de préserver la végétation de type « lande » et empêcher une végétation arbustive ou de type fougère et ronciers trop importante, l’entretien a été confié non seulement à des humains pour gérer les coupes et débroussaillages, mais aussi à des vaches écossaises et des chevaux mulassiers du Poitou pour le pâturage des prairies.

Les monuments que l’on rencontre ont pour noms : « Les alignements du Moulin », « L’allée couverte de Tréal », « Le Tribunal », « Le Four Sarrazin » ou « Pierres Chevêches », « L’oppidum de l’étang du Val », « le Château-Bû », « Les demoiselles de Cojoux » ou « Roches piquées ».

La légende des « Demoiselles de Cojoux » rapporte que chacun des menhirs représente une jeune fille pétrifiée pour avoir préféré danser sur la lande plutôt que d’assister aux vêpres … Trop rigolo quand on sait que ces menhirs ont été élevés sur la lande entre 4500 et 1500 avant J.C. Nos vénérables ancêtres n’avaient certainement pas connu les vêpreries à cette époque, invention récupératrice bien plus tardive. Cela dit en passant, je comprends aisément que des jeunes filles aient préféré danser sur cette lande si belle et si sauvage.

Le château de Bû est malheureusement entouré d’un haut grillage qui empêche d’approcher de près ce monument. Sans doute pour éviter les déprédations.

 

La construction du site s’est échelonnée sur plus de 3000 ans, du Néolithique à l’âge de Bronze. D’après les fouilles archéologiques effectuées, ces monuments mégalithiques sont donc des monuments funéraires, cultuels, ou des sanctuaires. On y trouve des dolmens à couloirs, des tombes en fosse, des tertres tumulus.

Ce lieu est vraiment un lieu saint à la mémoire de nos ancêtres qui l’établirent. Il dégage vraiment une force régénératrice.

Quelques sites et adresse à consulter pour de plus amples informations :

 

www.landes-de-cojoux.com

http://payspourpre.e-monsite.com 

 

Renseignements et visite du musée : Maison Nature et Mégalithes, 10 allée des Cerisiers, Saint-Just 35550 - Tél. 02 99 72 69 25

 

 

Alignement du moulin :

 

Alignement du moulin de dos 23 01

 

 

Le Tribunal et l'accusé :

Tribunal et accusé 30

 

 

 Les neuf du Tribunal :

Le tribunal 24 01

 

 

 

 

 Le mégalithe le plus spectaculaire du Tribunal.  En poudingue.  Il ressemble à un gros crâne avec des dents :

 

Un membre du tribunal 26 01

 

 

 La croix St Pierre : 

La Croix St Pierre 32

 

 

Allée creuse 33

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