H.P. LOVECRAFT : sa vie, son oeuvre

Publié le par Wolfshade de Kadath

 

 

H.P. LOVECRAFT est un écrivain que j'admire depuis toujours.  Voici une petite Biographie de H.P. LOVECRAFT, écrivain et romancier dans le genre fantastique-horreur cosmique, à mi-chemin de l’épouvante et de la science-fiction.

 

Son œuvre est un mélange inquiétant de terrifiants mystères cosmiques qui inspirent d’effroyables rêves aux mortels et d’horreurs des ténèbres, d’une mythologie malsaine où règnent la folie et l’insignifiance de l’espèce humaine.

 

Lovecraft3

 

PETITE BIOGRAPHIE DE H.P. LOVECRAFT :

 

 

Né le 20 août 1890, décédé le 15 mars 1937

 

Howard Phillips Lovecraft est né le 20 août 1890 à Providence près de Boston, Rhode Island, USA, de Sarah Susan Phillips et de Winfield Scott Lovecraft.

 

Ses parents étaient de condition moyenne.

Le père, Winfield Lovecraft mourut en 1898, ayant contracté la syphilis, il fut atteint de folie et de parésie (déficit moteur défini par une perte partielle des capacités motrices du corps). Il fut interné en asile psychiatrique comme l’un de ses cousins proches atteint également par la syphilis. Howard avait seulement 8 ans,  il a très peu connu son père qui était interné depuis déjà 5 ans.

Sa mère, Sarah était d’ascendance anglaise. Souvent malade, ce sont les deux tantes du jeune garçon qui s'occuperont principalement de lui.  Peut être contaminée par la maladie de son époux, Sarah sombra dans une sorte de délire et fut internée à l’asile en 1919 ; elle décéda au Butler Hospital en 1921.  

 

Très tôt, Howard est attiré par l’écriture et la littérature. C’est un enfant très intelligent et curieux de tout. Dès l’âge de 6 ans il écrit des poèmes et sa première nouvelle « the little glass bottle ». Il faut dire que son grand-père vivait dans une grande demeure et possédait une vaste bibliothèque où Howard, enfant solitaire, passait du temps à se plonger dans la lecture d’ouvrages anciens. La bibliothèque regorgeait d’ouvrages d’astronomie, de contes fantastiques.

Il fut inspiré par des auteurs comme Edgar Allan Poe, Lord Dunsany, Arthur Machen.

 

En 1904 le grand-père décède,  Les difficultés financières s'amoncellent.

 

Howard était un enfant enclin à la solitude et de constitution fragile, et Sarah   avait tendance à entretenir cette solitude. Elle sur-protégeait son enfant du monde extérieur de manière obsessionnelle. La situation financière déclinante de Sarah  n’arrangeait pas la vie de la famille, ni sa santé mentale qui s’aggravait.

Le jeune Howard passa la plus grande partie de son enfance à Providence avec quelques rares vacances passées à Dudley dans le Massachusetts, ce qui lui permit de découvrir la nature. Il écrivit plus tard que cela développa sa passion pour le fantastique, en se créant des mondes et des créatures imaginaires.

Dans un tel contexte familial, l’enfance d’Howard ne fut pas vraiment heureuse même si matériellement il ne manquait de rien. A cause d’une santé fragile et d’un tel milieu familial, Howard a dû ressentir très tôt qu’il n’était pas un enfant comme les autres, et cela aura contribué à son repli sur lui-même et à des activités solitaires en s’échappant dans les rêves et la lecture.

On l’appellera plus tard le « reclus de Providence ».

 

La famille maternelle était la plus solide point de vue santé. Passionné par la généalogie, Howard parle plus volontiers dans ses lettres de cette branche « celle qui ne fut pas infectée », et reste bien plus vague concernant la branche paternelle où il y eut des cas de folie ou de suicide. Cette malédiction héréditaire se retrouvera dans son œuvre, comme « Le cauchemar d’Innsmouth » où les habitants souffrent de malformations.  

 

Howard commence donc à écrire très tôt, des textes classiques et des essais. A treize ans il écrit sa première nouvelle fantastique « The Beast in the cave ».

Il se passionnait pour l’astronomie. Il fonde alors une revue polycopiée, et à seize ans écrit mensuellement des articles sur les phénomènes astronomiques dans le journal local « La Tribune de Providence ». Il est rapidement engagé dans la publication d’un fanzine d’astronomie « The Rhodes Island Journal of Astronomy ».

 

Il écourte ses études avant l’université pour raisons de santé, puis s’inscrit à l’United Amateur Press Association dont il devient l’un des fleurons où il créera un réseau de correspondants à qui il fait bien souvent cadeau de ses idées au détriment de sa propre œuvre. Il lui arrivait très fréquemment d’aider ses correspondants en leur apportant idées et conseils.

 

Howard a du mal à vivre en société. De santé fragile, trop faible de caractère, trop effacé,  ancré dans des idées d'un autre âge, toujours insatisfait de son travail et rongé par un mal être permanent, il n’a pas le sens des contacts humains. Aux yeux des autres, il parait austère, désabusé. Cependant sa volumineuse correspondance dévoile un individu certes cynique mais sociable, curieux de tout et passionné,  et très aimable. Il laissera une correspondance de plus de 80 000 lettres recensées à sa mort.

 

Malgré tous ses efforts, ses écrits ne sont que rarement publiés.

En 1919, sa mère est internée au Butler Hospital où elle décède en 1921.

 

En 1923 il fait un bref séjour à New-York où il fréquente un cercle d’amateurs de fantastique. Il réussira à faire paraître un premier récit « Dagon » dans le magazine Weird Tales. Il rencontre Sonia Haft Greene à New-York, journaliste amateur, âgée de 10 ans de plus que lui. Il l’épouse en mars 1924 et part s’installer chez elle à New-York. Deux ans après, Lovecraft quitte New-York, ville oppressante qu’il ne supporte plus, pour retourner à Providence vivre chez sa tante Lillian Clark. Il divorcera en 1929 et ne reprendra plus d’autre femme.

 

Il se renferme sur lui-même écrira alors ses plus grandes œuvres : « The Call of Clthulu » en 1926, « The Shadow out of the Time » en 1931 entre autres. Il développe de manière grandiose et cosmique les thèmes évoqués dans ses textes antérieurs.

 

Le livre « Le Necronomicon » dont la ville d’Arkham et l’université de Miskatonic, inventés de toutes pièces, est très connu des lecteurs de fantastique et d’horreur.

 

Howard n’arrivera pas à être reconnu pour son talent durant son vivant. Il pratique différents petits boulots peu rémunérés, sa plume ne lui permettant pas de vivre. Il continue à être nègre littéraire pour d’autres auteurs, médiocres mais assez fortunés pour payer quelqu’un capable de faire le travail à leur place. Il écrira ou réécrira pour eux un nombre incalculable de textes. Il travaillait entre autres pour la revue Weird Tales.

 

Toujours insatisfait de lui-même, il travaille sans relâche et publie dans différents pulps où on lui fait essayer tous les genres. Souvent son travail est refusé (Weird Tales), ignorant les nécessités et les goûts humains ordinaires, on reprochait à son écriture de ne pas correspondre aux critères éditoriaux à la mode de l’époque. Son écriture était trop compliquée, trop ampoulée pour le public de cette presse. D’où des conflits avec l’éditeur. En bref,   pas assez commercial ni assez people.

 

Au début des années 1930 il se rend à Québec dans les anciens bastions coloniaux d’Amérique et sur les grands sites archéologiques. L’Angleterre victorienne l’attire, il regrettera de n’avoir pas vécu pendant cette période.

 

Pendant les dernières années de son existence, Lovecraft de plus en plus solitaire, ne sort que rarement pour rencontrer quelques correspondants. Il vit en reclus avec ses tantes et plein de chats. Il aime beaucoup les chats. Cela engendrera sa nouvelle « Les Chats d’Ulthar ».

Le reclus de Providence, devenant quelque peu étrange, d’une santé de plus en plus déficiente,  est toujours très fatigué. Il n’écrira principalement que la nuit, dormant souvent le jour. Très sensible à la lumière, il ne la supportait plus. Il retranscrit immédiatement les rêves étranges qu’il fait.

 

Sa situation matérielle dégénère en même temps que sa santé se détériore. A partir de l’automne 1936 sa maladie empire. Courant février 1937 il est admis au Jane Brown Memorial Hospital pour y décéder le 15 mars 1937 d’un cancer de l’intestin. Il est enterré dans la concession familiale à Swan Point.

 

Son œuvre est symptomatique d’un profond malaise dû à ce qu’il a vécu depuis sa petite enfance.Les thèmes rémanents de son œuvre sont la folie, la malédiction héréditaire, la dégénéresence (en lien avec sa famille), la futilité des croyances, les unions contre nature, la xénophobie, le rêve, les cauchemars, la communication avec d’autres entités par le biais du rêve, l’angoisse du temps.

Le rêve est un thème omniprésent, comme dans son ouvrage « La quête de Kadath l’inconnue », dont le héros Randolph Carter n’est autre que lui-même. Et dans « l’appel de Cthulhu » où le Grand Ancien plongé dans ses rêves depuis la nuit des temps au fond de la mer communique avec les hommes par le rêve.

 

A sa mort il laissera derrière lui de nombreux textes non publiés.

 

August Derleth et Donald Wandrei, amis de Lovecraft et travaillant également pour la revue Weird Tales créèrent la maison d’édition Arkham House afin de publier et de faire connaitre les œuvres de Lovecraft. Grâce à leur acharnement et leur dévouement pour diffuser ses œuvres, H.P. Lovecraft obtiendra un succès posthume bien mérité, non démenti à ce jour. Grâce à August Derleth le mythe de Cthulhu connaitra un grand succès. Il est reconnu à présent comme l’un des pères fondateurs du fantastique moderne.

 

H.P.L. aura inspiré des auteurs de fictions tels que : Robert E. Howard (décédé avant lui), Robert Bloch, August Derleth (son ami), et plus proche de nous Stephen King. Il est très connu également des amateurs de jeux de rôles par le jeu nommé Cthulhu.

Le cinéma, la musique rock puisera aussi dans les créations lovecraftiennes   (voir dans la catégorie musique du présent blog).

 

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SA BIBLIOGRAPHIE :

 

Voici une liste certainement non exhaustive de ses écrits selon leur date de création,    nouvelles et romans qui ont été traduits en français,  sachant que H.P.L.  a écrit  complètement ou révisé quantité de textes pour d'autres auteurs  :

1897: La petite bouteille de verre
1898: La caverne secrète
1898: Le mystère du cimetière
1902: Le vaisseau mystérieux
1905: La bête de la caverne
1908: L'alchimiste
1917: Dagon
1917: Douce Ermengarde
1917: La tombe
1917: Quelques souvenirs sur le Dr. Johnson
1918: Polaris
1919: Par-dela le mur du sommeil
1919: La malédiction de Sarnath
1919: Souvenir
1919: Le bateau blanc
1919: Le témoignage de Randolph Carter
1919: La transition de Juan Romero
1920: L'arbre
1920: La rue
1920: Le temple
1920: Le terrible vieillard
1920: Les chats d'Ulthar
1920: Celephaïs
1920: De l'au-delà
1920: Faits concernant feu Arthur Jermyn
1920: Nyarlathotep
1920: L'image dans la maison déserte
1921: Les autres Dieux
1921: La quête d'Iranon
1921: La musique d'Erich Zann
1921: Ex Oblivione
1921: La cité sans nom
1921: La tourbière hantée
1921: Je suis d'ailleurs
1922: Azathoth
1922: La peur qui rôde
1922: Le molosse
1922: Ce qu'apporte la Lune
1922: Hypnos
1922: Herbert West, réanimateur
1923: Le festival
1923: L'indicible
1923: Les rats dans les murs
1924: La maison maudite
1925: Lui
1925: Dans le caveau
1925: Horreur à Red Hook
1926: Le descendant
1926: L'étrange maison haute dans la brume
1926: La clef d'argent
1926: L'appel de Cthulhu
1926: Air froid
1926: Le modèle de Pickman
1927: L'affaire Charles Dexter Ward
1927: Le peuple ancien
1927: La couleur tombée du ciel
1927: Histoire du Necronomicon
1927: La quête onirique de Kadath l'inconnue
1928: L'abomination de Dunwich
1928: Ibid
1930: Celui qui chuchotait dans les ténèbres
1931: Les montagnes hallucinées
1931: Le cauchemar d'Innsmouth
1932: La maison de la sorcière
1933: Le clergyman maudit
1933: Le monstre sur le seuil
1934: Le livre
1934: La chose dans la clarté lunaire
1935: Celui qui hantait les ténèbres
1935: Dans l'abîme du temps

 

 

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Publié dans Littérature

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Poupée gothique 21/05/2011 18:24



Lovecraft,  le mythe de Chtulhu,  oui ,  c'est le maître.



Flore 14/04/2011 14:45



J'ai un peu de mal à lire Lovecraft,  c'est un peu lent et répétitif,  mais je reconnais que cet écrivain est un maître dans le genre.